Exposition
Du mardi 13 janvier au samedi 7 mars 2026
Loin d’être pure abstraction, la peinture de Gilles Bellet recouvre la toile, superposant les couches de matière (colle, sable, plâtre, pigments purs, acrylique) pour mieux prendre forme. L’épaisseur de la toile devient matière à la rêverie, à la méditation, laissant entrevoir sous l’écorce, les strates du travail du peintre.
Malmenée, grattée, écaillée, la surface se structure, prend forme, remplissant l’espace, telles les traces du temps qui passe.
En regard de ces peintures, des poèmes de Toine Bellet seront exposés.
Vernissage mardi 13 janvier à 18h
Loin d’être pure abstraction, la peinture de Gilles Bellet recouvre la toile, superposant les couches de matière (colle, sable, plâtre, pigments purs, acrylique) pour mieux prendre forme. L’épaisseur de la toile devient matière à la rêverie, à la méditation, laissant entrevoir sous l’écorce, les strates du travail du peintre.
Malmenée, grattée, écaillée, la surface se structure, prend forme, remplissant l’espace, telles les traces du temps qui passe.
En regard de ces peintures, des poèmes de Toine Bellet seront exposés.
Vernissage mardi 13 janvier à 18h
Rencontre
Samedi 7 février à 16h
Regards croisés : Lecture des poèmes de Toine Bellet inspirés des toiles de Gilles Bellet. Puis, une visite commentée de l'exposition est proposée par les artistes. Il sera également possible de faire dédicacer le recueil poétique illustré par les artistes.

Regards croisés : Lecture des poèmes de Toine Bellet inspirés des toiles de Gilles Bellet. Puis, une visite commentée de l'exposition est proposée par les artistes. Il sera également possible de faire dédicacer le recueil poétique illustré par les artistes.
Souffles du temps
Paysages méditatifs

Pour Gilles Bellet, toute exploration passe par la matière avec laquelle il entretient un rapport frontal. Séduit par les compositions de Tapiès ou de Fautrier, il mêle à la peinture acrylique différents médiums soigneusement noyés dans la masse et ainsi partiellement occultés. La construction du tableau relève autant du travail du maçon que de celui de l’architecte : avec truelle et spatule, l’artiste tire parti d’un savoir-faire familial pour déterminer le substrat de ses recherches plastiques. Se fournissant d’avantage dans les magasins de bricolage que dans les boutiques d’arts plastiques, il recouvre le support de couches successives, d’enduit de sable, de ciment et de colle à papier peint afin de donner un grain et une épaisseur propice à l’expression de son art.
Il attaque ensuite la toile, griffée, écaillée et malmenée, faisant resurgir les couches inférieures comme autant de palimpsestes : et alors que tout s’efface, tout s’écrit. Pour autant, il ne s’agit pas d’abstraction absolue car toute référence au réel n’est pas écartée ; en témoigne sa série doucement mélancolique d’arbres baignés dans une atmosphère ouatée. Cependant, il profite des reliefs obtenus pour faire émerger en quelques lignes adroitement tracées des effets de paréidolie. Ces signes suffisent en effet à suggérer des présences animalières ou humaines. Les accidents de matière sont ainsi exploités à la façon de l’art pariétal pour stimuler l’imagination du spectateur. Surgit alors par ce biais une dimension étonnement méditative, en totale contradiction avec la violence de l’acte créateur : ce corps à corps matiériste.
Elodie Laval