"Terrorisme d'ultradroite" de Jean-Pierre Canet et Raphaël Tresanini (2026)

NOUVEAUTE

Vidéo numérique

Comment le darknet et les réseaux sociaux accélèrent-ils la radicalisation, et pourquoi les auteurs d'actions violentes sont majoritairement des jeunes connectés ? Un documentaire sur la menace sous-estimée du terrorisme d'extrême droite à l'échelle mondiale.

Épisode 1

Le djihadisme n’est pas la seule menace terroriste à peser sur la France. Ces dernières années, plusieurs projets d'attentats fomentés par l’ultradroite ont été déjoués sur le territoire. Parmi les personnes arrêtées – citoyens d’apparence ordinaire ou jeunes militants identitaires –, certaines s’étaient radicalisées en réaction aux attentats djihadistes de 2015. Pourtant, la justice française hésite encore à qualifier ces actes de "terroristes" et le phénomène reste peu renseigné. Alors que ces groupuscules aux techniques de milices multiplient les agressions contre des ennemis désignés – juifs, musulmans, immigrés, homosexuels…–, la France commence tout juste à prendre la mesure du défi. L’Allemagne, elle, y fait face depuis le début des années 2000 et les scandales liés à l’infiltration par des néonazis de la Bundeswehr et de la police. Outre-Rhin, les violences racistes ont augmenté après l’accueil des réfugiés syriens décidé par Angela Merkel en 2015. Alors qu’autour de figures comme Björn Höcke, vice-président de l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) ou de l’activiste néonazi Christian Klar, orateurs, idéologues et formations politiques propagent des discours de haine dans le pays, les élus aussi deviennent des cibles. À la rhétorique du "grand remplacement", théorisée en France par Renaud Camus, répond la "remigration" (la déportation forcée des migrants) martelée notamment en Autriche par le prosélyte Martin Sellner ou Herbert Kickl, président du FPÖ (Parti de la liberté). Ce racisme revendiqué nourrit la radicalisation.

Retrouver la seconde partie du documentaire en cliquant ici.

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